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3 questions posées à Joël Avrillas, fondateur et dirigeant de l’atelier AB-Séri

Vous êtes l’un des seuls en France à travailler avec des roller-frames : depuis quand utilisez-vous cette technique ?

J. A. : Il y a une quinzaine d’années, j’ai rencontré un revendeur pour la France d’écrans américains. Aux Etats-Unis, comme les sérigraphes ne disposent pas des mêmes structures, ils utilisent couramment ces écrans. Le fournisseur français a tenté de commercialiser cette technique dans l’hexagone, mais parce que trop complexe, elle n’a jamais rencontré de succès auprès des professionnels. En fait, les problèmes d’utilisation résident principalement dans le contrôle de la tension des écrans. Malgré toutes les difficultés, j’ai décidé de m’y intéresser de près, pressentant les avantages liés à ce mode de travail. Cela m’a demandé des années de perfectionnement mais je ne le regrette pas.

Quels sont les avantages du roller frame ?

J. A. : Le roller frame permet de contrôler l’efficacité du pochoir. Pour obtenir un bon résultat en sérigraphie, il y a plusieurs paramètres qui entrent en jeu… mais ce qui est vraiment important, c’est la tension du tissu et la structure du fil utilisé. Chez AB-Séri, nous prenons notre temps, un ingrédient indispensable pour des sérigraphies de qualité : nous pouvons prendre plusieurs jours pour les réaliser et laisser le tissu (le polyester) se stabiliser. Au cours d’un tirage, si le tissu se détend, il est possible de le retendre pour qu’il retrouve sa position initiale; avec un écran standard c’est impossible.

Le roller-frame : pour quels travaux ?

J. A. : Chez AB-Séri, nous les utilisons essentiellement pour faire de la quadrichromie. Ils nous permettent d’imprimer sur la plupart des supports qui présentent une surface lisse. Pour les travaux d’aplat, les écrans classiques sont suffisants. La quadri fine reste le point fort du roller-frame.

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